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L’empreinte carbone et l’enjeu climatique

Cette semaine, intéressons-nous à l’empreinte carbone.

Ce qu’elle représente, comment la calculer, ce qui la compose, comment agir pour la réduire et bien d’autres choses pour tout savoir sur cette mesure qui en dit long sur notre impact sur la planète.


L’empreinte carbone concrètement, c’est quoi ?


Définition

"L'empreinte carbone de la France représente la quantité de gaz à effet de serre (GES) induite par la demande finale intérieure d'un pays (consommation des ménages, des administrations publiques et des organismes à but non lucratif et les investissements), que les biens ou services consommés soient produits sur le territoire national ou importés." Insee


Comment la calculer ?

Pour la calculer un indice a été créé par le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) : la tonne équivalent CO2. C’est le « Eq. » avant ou après les chiffres exprimés.


Cet indice permet de comparer les impacts que les gaz à effet de serre (GES) ont sur l’environnement en les mettant sur une même unité permettant donc de les cumuler.

Les principaux gaz à effet de serre qui alourdissent notre empreinte carbone : 💨 Dioxyde de carbone (CO2) 💨 Méthane (CH4) 💨 Protoxyde d'azote (N2O) En moyenne un Français émet 9,9 tonnes de CO2 chaque année. (Ministère de la transition écologique et solidaire).


Pour mieux comprendre ce chiffre voici à quoi équivaut une tonne d’équivalent CO2 :


🔥 54 jours de chauffage au gaz. 🚘 5181 km en voiture (vs 578 035 km en TGV) 😋 138 repas avec du bœuf (vs 1 961 végétarien)

👕 192 tee-shirt en coton

💻 6,7 ordinateurs portables

Source : https://cutt.ly/lSenjn8


L'enjeu de l'empreinte carbone


Le premier enjeu autour de l’empreinte carbone est le réchauffement climatique.


La diminution de l’empreinte carbone est la condition pour d’atteindre les objectifs climatiques décidés lors des accords de Paris en 2015 : limiter l’augmentation de la température à 2°C d’ici 2050.

Pour réaliser cette aspiration, notre empreinte carbone individuelle doit passer de 9,9 tonnes eq. CO2 à 2 tonnes eq. CO2 !


Ce qui la compose


Pour agir il faut savoir de quoi l’empreinte carbone se compose, les secteurs qui pèsent dans la balance et sur lesquels il faut modifier nos comportements pour arriver au 2 tonnes eq. CO2 annuelles.


On peut décomposer l’empreinte carbone en 5 grands postes d’émissions :


1. Les déplacements. Ils représentent 27 % de l’enveloppe carbone du pays.

2. L’alimentation - 24 %

3. Le logement – 19%

4. Les achats – 16%

5. Les services publics – 14%


Un petit zoom sur la composition de chacune de ces catégories :


Alors, comment agir ?

Regardons quels comportements nous pouvons adopter ou modifier afin de se rapprocher des 2 tonnes eq. CO2 émises chaque année, secteur par secteur.


Les déplacements

  • Plus de transport en commun

Toutes les grandes villes sont munies d'un vaste réseau de transport en commun (métro, tram, bus...). En plus d'être plus rapide et moins chère, ils sont imbattables écologiquement parlant.

La voiture a 10 fois plus d’impact que le bus au km.

  • Plus de vélo

Sur un an de trajet, à raison de 10 km par jour ouvré, un cycliste sur un vélo conventionnel émettra 224 kg de CO2 de moins qu’un automobiliste au volant d’un véhicule thermique.

  • Moins d’avion, plus de train

Six allers-retours Paris-Marseille en avion émettent une tonne de CO2 par passager. En train, on parle de 24 kilos, soit 40 fois moins pour les mêmes trajets.

  • Voitures électriques/ hybrides

Pour 10 000 km parcours en France, en prenant en compte la fabrication et l'utilisation, la voiture thermique émettra 2 200 kg eq. CO2 contre 956 pour une voiture électrique soit 130 % de moins.


L'alimentation


  • Moins de viande

Opter pour de la viande produite grâce à l’élevage au pâturage.

Opter pour les protéines végétales : 1 kilo de soja c'est 0,15 kg d'émission de CO2 contre 35,8 pour la même quantité de viande.

  • Privilégier le local et la saisonnalité des fruits et légumes.

Le logement

  • Quelques conseils afin de diminuer votre consommation d'énergie lié au chauffage et par la même occasion votre facture d'électricité !

- Chauffer à la bonne température (19° pour les pièces de vie 17° pour les chambres) et uniquement quand c'est nécessaire.

- Aérer même en hiver quelques minutes pour renouveler l'air. L'air humide est chassé au profit d'un air sec qui se chauffe plus facilement.

- Laisser enter le soleil. Lorsque les rayons pointes sur votre fenêtre, ouvrez vos volets et rideaux pour profiter de se chauffage naturel

- Le thermostat d'ambiance : selon l'ADEME, il vous permettra d'économiser en moyenne 10% d'énergie. Il s'installe dans votre pièce principale puis une fois raccordé à votre chaudière il contrôle l'ensemble de la production de chaleur de votre logement.

  • En moyenne un Français consomme 148 litres d'eau par jour (étude BIPE).

Installez des mousseurs aussi appelé "aérateurs" sur vos robinets. Ils réduisent la quantité d'eau utilisée tout en maintenant la pression.


Prendre des douches plutôt que des bains. À chaque fois que vous prenez une douche de moins de 5 min à la place d'un bain, vous économisez 130 litres d'eau.


Notre consommation

  • Nos vêtements

Aujourd'hui l'industrie textile émet plus de 1,2 millard de tonnes équivalence Co2. C'est plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis ! Cette industrie représente 4% de la consommation mondiale d'eau potable.


Aller à l'essentiel. Aujourd'hui notre consommation de vêtement a augmenté de 60% par rapport au début du siècle. Mais nos besoins non.


Privilégier les matières moins gourmandes en eau. Les Tops : le lin, le chanvre, le coton bio et les matières recyclées. À éviter, les matières synthétiques.


Donner une seconde vie. Associations, proches, applications... Les vêtements que vous ne portez plus trouveront forcement preneur, ce n'est pas le choix qui manque.

  • Les appareils électriques et électroniques

Opter pour le réparation

Une des mesures phares de la loi AGEC est l'indice de réparabilité.

Appliquer un indice de réparabilité sur les produits électriques et électroniques (smartphone, ordinateur portable, machines à laver, télé…).


L’indice s'échelonne de 1 à 10. Le but : faire prendre conscience au consommateur qu’il peut réparer son appareil et l'aiguiller lors de l’achat, pour qu’il se tourne vers des produits à fort indice de réparabilité.


Ce qui, in fine, encouragerait les producteurs à intégrer les critères de réparabilité dès la conception de leurs produits.


Aujourd’hui le taux de répartition des produits électriques et électroniques est de 40%. L'objectif est qu’il passe à 60 % d’ici 2025.


Pour en savoir plus sur la loi AGEC